1FROOME Christopher (SKY)19:24:51
2SPILAK Simon (KAT)19:25:45
3COSTA Rui Alberto (MOV)19:26:40
4DANIELSON Tom (GRS)19:26:45
5KELDERMAN Wilco (BLA)19:26:54
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Vaudoise Assurances FROOME Christopher |
(SKY) |
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Gruyère AOP BURGHARDT Marcus |
(BMC) |
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PMU Romand BRANDLE Matthias |
(IAM) |
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Raiffeisen KELDERMAN Wilco |
(BLA) |
1MARTIN Tony (OPQ)00:21:08
2MALORI Adriano (LAM)00:21:24
3FROOME Christopher (SKY)00:21:42
1DENNIS Rohan (GRS)00:22:04
2LUDVIGSSON Tobias (ARG)00:22:09
3OLIVEIRA Nelson (RLT)00:22:14
Vainqueur du Tour de Romandie 1990, pilote radio-tour sur la Boucle romande depuis deux ans, Charly Mottet garde un regard des plus affûtés sur la course et les temps forts du peloton.
Celui qui opéré pour l’UCI en tant que responsable technique des parcours des championnats du monde nous livre ici ses impressions de champion devenu observateur du peloton. Prenez la roue, et laissez-vous emmenez dans une séance flash-back.
L’HOMME FORT DU TOUR : Christopher Froome, bien sûr, en jaune d’un bout à l’autre, ce qui est un exploit rare. Il n’y jamais tremblé, et il a prouvé qu’il pouvait résister au froid, ce qui n’était pas si sûr, vu à quel point il est affûté. Un bémol : sa petite – et relative – faiblesse dans le contre-la-montre final. Souvenez-vous, Bradley Wiggins avait survolé celui de Crans-Montana malgré son saut de chaîne. J’attendais notre vainqueur 2013 un peu mieux dans cet exercice. Mais vous verrez : il sera dur à battre au Tour de France, même si Bradley Wiggins dit vouloir viser le doublé.
L’IMAGE FORTE DU TOUR : Christopher Froome, qui se retrouve sans coéquipiers dans le final de la montée finale sur Les Diablerets. Et qu’il s’est retrouvé en difficulté. Seul contre tous. Il a trouvé le courage de se lancer seul en contre, et de revenir sur Pinot, puis sur Simon Spilak. C’est là que Chris a acquis pour moi son nouveau statut de patron. Bien plus que lors de sa victoire au Châble, car on le connaissait déjà comme un spécialiste du contre-la-montre.
LA BONNE SURPRISE DU TOUR : Il y en a eu beaucoup. Je citerais Weestra ou Maloni pour son super chrono final. Mais c’est surtout Gianni Meersman, qui s’est découvert des talents de finisseurs. Il était là pour emmener les sprints de Cavendish, dont la méforme lui a permis de faire éclater son potentiel. Deux victoires.
LA DÉCEPTION DU TOUR : Peut-être Thibaut Pinot, car s’il s’est lancé à l’attaque, il a ensuite cédé beaucoup de terrain. Trop en regard de ses capacités. A mon sens, s’il avait mieux géré ses efforts, il aurait eu les moyens de suivre Chris Froome dans le final. Je pense qu’il s’est décidé un peu trop tôt. Je sais que c’est facile de critiquer une tactique quand on n’est pas sur le vélo… Mais franchement, il valait mieux que son 12e rang final sur ce Tour.
L’ANECDOTE DU TOUR : C’est bien sûr le passage des coureurs au Col de La Croix, avec des images incroyables, fabuleuses, entre deux murs de neige (ndlr : et même une avec des skieurs regardant passer le peloton !). On était sur une autre planète !
L’IMAGE CHOC DU TOUR : Dans la descente du Col de La Croix, un coureur de l’équipe Lotto tremblant comme une feuille sur son vélo. Il a même eu de la peine à s’arrêter pour abandonner. Je pense qu’il était déjà en hypothermie… Je retiens cette image-choc pour souligner la difficulté de cette étape, et le courage des coursiers. C’est dans des moments comme ceux-là qu’ils font la légende du cyclisme.
LE COUP DE CHAPEAU DE CE TOUR : A l’organisation de l’épreuve. Son patron Richard Chassot et son équipe ont su gérer la menace météo et communiquer leur décision. Ce n’est pas facile de changer un parcours en quelques heures. Il ne fallait pas se tromper, et ce n’était pas évident de préserver l’intérêt sportif, l’intégrité des coureurs, et les impératifs horaires du direct tv…
Remplacer le second passage du Col de la Croix par Le Sepey, ce n’était pas gagné au départ, mais cela a donné une super-course.